La Switch, en plus et en moins…

 

Pouet !

 

J’imagine qu’on est quelques chanceux à avoir pu mettre la main sur une Switch aujourd’hui, mais j’ai l’impression aussi que pas mal de monde n’a pas réussi à trouver de console, la plupart des machines mises en rayon ce vendredi ayant fait l’objet de pré-réservations. Pour ceux qui hésitent encore à se lancer, ou qui n’ont pas encore pu le faire, je vous livre donc ici quelques remarques à chaud sur les points forts et les points faibles que j’ai identifiés en testant le hardware, sachant que globalement, c’est une machine que j’adore et qui a fait fureur quand je l’ai présentée aux collègues du taf. C’est un signe…

 

Les plus

– Le premier truc qui frappe, c’est l’encombrement global de la machine. Dans son socle, la Switch est vraiment très discrète, ce qui a le mérite de ne pas provoquer de nouveau conflit avec madame dans le salon. Côté câbles également, on est vraiment sur un gros mieux comparé à la Wii U, puisqu’on échappe à la connectique du dock séparé, mais aussi à la barre de détection de mouvements. En tout et pour tout, la Switch, c’est deux câbles, un d’alimentation et un hdmi.

– Zelda !

– L’écran intégré de la Switch est une réussite totale.  Pas si petit que ça, il délivre un 720p proche de la perfection sur les titres disponibles le jour de la sortie.

– La modularité des joycons est une vraie bonne idée. Le fait de pouvoir partager les deux morceaux du joystick entre deux joueurs apporte le vrai multijoueurs pour tous sur une machine portable. J’ai lancé Snipperclips en 2P au taf, et la Switch a tourné une bonne demi-heure sans discontinuer, tout le monde voulait essayer ces drôles de manettes. j’imagine que le concept du jeu a aidé…

– Le passage instantané entre mode salon et mode portable est également bluffant. Il n’y a quasiment aucune attente pour poursuivre sa partie sur l’un ou l’autre support.

– Zelda !

– On ne les attendait pas, ils sont là: le store Nintendo intègre en day one plusieurs titres old school Neo Geo. La classe.

– J’en avais un peu peur, mais le poids de la machine est pile comme il faut. Assez lourd pour donner une impression de hardware dense et  bien optimisé en termes d’encombrement, assez léger pour ne pas gâcher l’expérience en portabilité.

– La sortie audio casque de la Switch est impressionnante en termes de spatialisation du son. A essayer d’urgence !

– Les joycons en mode rouge et bleu, ça en impose niveau design ^^

-J’allais oublier: Zelda ! ^^

– Et mine de rien, elle se recharge quand même vachement vite, cette jolie demoiselle !

 

Les moins

– Le petit truc un peu radin, c’est l’absence de mise à disposition de câble USB-C dans le bundle, ce qui empêche de recharger la Switch ailleurs que sur son socle. Pour une machine qui a vocation à voyager dans votre sac, c’est un contresens regrettable, qui m’a coûté une quinzaine d’euros supplémentaires puisque je me suis précipité à la FNAC pour combler le vide.

– C’est vrai que le rendu sur grand écran aliase un peu. Breath of the Wind, le gros morceau du line up, en souffre de façon assez notable, mais ce point faible est compensé par une direction artistique qui fait oublier tout le reste.

– Une fois sorti de Zelda et de Snipperclips, ce que j’ai vu dans le line-up est quand même un peu décevant. Il va falloir rapidement renforcer la ludothèque. Et ne surtout pas compter sur Bomberman, hein: j’ai eu le malheur de l’acheter, c’est un ratage complet, la maniabilité est bien trop lourde et imprécise pour ce classique du jeu multi.

– Je pensais que les temps de chargement n’existeraient pas avec des jeux sur cartouche, je me trompais…

– Un peu plus grave, le firmware actuel de la Switch semble avoir un peu de mal à identifier correctement le mode d’utilisation des joycons. J’ai beaucoup de mal à retrouver sur le menu le mode manette standard en sortant de Snipperclips, je suis régulièrement contraint de réinitialiser les manettes dans les paramètres. Il va falloir stabiliser tout ça, rapidement.

– Autre point que j’associe au firmware, une mauvaise gestion des ressources machine lorsque l’on joue ET que l’on télécharge en même temps. Cela occasionne de sérieux ralentissements dans les jeux. Ils disparaissent une fois les downloads bouclés.

– Au niveau de la construction, on peut noter que le pied a beaucoup de mal à être sorti de son logement, en mode portable. Concernant le logement de la console en mode salon, je reste dubitatif: je redoute que l’écran ne soit rapidement griffé à force de ripper sur le plastique du dock. J’ai acheté un film protecteur pour contrer la chose, ça me semble indispensable.

– Vous me direz si vous avez eu des impairs similaires, mais j’ai galéré pour connecter la Switch à mon wifi domestique. J’ai fini par réinitialiser la machine en gardant en mémoire ma connexion, et la console l’a prise pour finalement se connecter sans que je ne fasse rien de plus. Une MAJ a suivi, et depuis les choses semblent stabilisées.

– Impossible de recharger les joycons autrement que clippés sur la Switch. Une prise de charge sur la colonne vertébrale de la manette aurait pourtant semblé logique. Par contre, leur dragonne à la con est prévue…

 

Bref, tout ceci pour dire que si la Switch est vraiment un coup de coeur, elle n’est pas exempte de défauts, surtout en ce jour de démarrage.  Des petits ratés qui n’enlèvent heureusement rien à la qualité du concept et de sa mise en oeuvre. On retrouve la patte Nintendo à tous les niveaux de la machine, et je me réjouis déjà de passer quelques heures dans l’avion en compagnie de cette belle demoiselle, à partager l’écran pour jouer en multi à 15000 pieds. Vivement l’été !

 Merci à Noiraude (son pseudo est tiré de la série télévisée d’animation française créée par Jean-Louis Fournier (scénarios) et Gilles Gay (dessins) pour partager cet article. Il a la gentillesse de participer au travers de ses articles au site et nous le remercions vraiment pour cette aide bénévole. (pour découvrir son site cliquez sur la bannière ci-dessus). 

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